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Biblioteca pública Louis-Jouvet, de Villiers-le-Bel totalmente quemada

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En los barrios marginales de las ciudades francesas, los «banlieu», habitados por marginales hijos de emigrantes africanos y magrebíes/»beurs» atacan y queman dispensarios de la Seguridad Social (gratuita en Francia y muy buena), a los bomberos y a las bibliotecas y escuelas.
Hay dos libros que describen estos conflictos. Thierry Jonquet: Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte y Carnets d’un voyageur zoulou dans les banlieues en feu de Pierre Jourde.

Algunos acusan al fracaso de las reformas educativas por parte de funcionarios izquierdistas incompetentes. Salen así miles de jóvenes de color que no saben leer, escribir ni expresarse, sin posibilidad de empleo razonable, que sólo les queda el trapicheo de droga, el robo y otras delincuencias.
Un factor agregado es el islamismo, que puede funcionar de cemento de cohesión de estas turbas como el nazismo lo hizo en el pasado.
Los paralelos con las quemas de libros de los nazis son fáciles, pero equivocados: los nazis NO quemaron bibliotecas, bien al contrario, las llenaban de libros. Lo que quemaron son libros de sus enemigos, y luego a sus enemigos, pero eso es otra cosa.
Esto es un ataque a la civilización y un triunfo del consumismo: a las tiendas de Nike o que venden ordenadores portátiles no las queman -en todo caso las saquean.
El libro, el periódico, la lectura es visto por muchas personas ya como un símbolo de clase, un objeto que los excluye.

Un poema de un autor que fue exiliado de Francia por defender la libertad:

Tu viens d’incendier la Bibliothèque ?
– Oui,
J’ai mis le feu là.
– Mais, c’est un crime inouï !
Crime commis par toi contre toi-même, infâme !
Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !
C’est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
Ce que ta rage impie et folle ose brûler,
C’est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage !
Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.
Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.
Une bibliothèque est un acte de foi
Des générations ténébreuses encore
Qui rendent dans la nuit témoignage à l’aurore.
Quoi ! dans ce vénérable amas des vérités,
Dans ces chefs d’œuvre pleins de foudre et de clartés,
Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,
Dans les siècles, dans l’homme antique, dans l’histoire,
Dans le passé, leçon qu’épelle l’avenir,
Dans ce qui commença pour ne jamais finir,

Tu jettes, misérable, une torche enflammée !
De tout l’esprit humain tu fais de la fumée !
As-tu donc oublié que ton libérateur,
C’est le livre ? Le livre est là sur la hauteur ;
Il luit parce qu’il brille et qu’il les illumine.
Il détruit l’échafaud, la guerre, la famine ;
Il parle, plus d’esclave, et plus de paria.
Ouvre un livre, Platon, Milton, Beccaria ;
Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille ;
L’âme immense qu’ils ont en eux, en toi s’éveille ;
Ébloui, tu te sens le même homme qu’eux tous ;
Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;
Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître,
Ils t’enseignent ainsi que l’aube éclaire un cloître ;
A mesure qu’il plonge en ton cœur plus avant,
Leur chaud rayon t’apaise et te fait plus vivant ;
Ton âme interrogée est prête à leur répondre ;
Tu te reconnais bon, puis meilleur ; tu sens fondre,
Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs,
Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !
Car la science en l’homme arrive la première.
Puis vient la liberté. Toute cette lumière,
C’est à toi, comprends donc, et c’est toi qui l’éteins !
Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints !
Le livre en ta pensée entre, il défait en elle
Les liens que l’erreur à la vérité mêle,
Car toute conscience est un nœud gordien.
Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.
Ta haine, il la guérit ; ta démence, il le l’ôte.
Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !
Le livre est ta richesse à toi ! c’est le savoir,
Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,
Le progrès, la raison dissipant tout délire.
Et tu détruis cela toi !
– Je ne sais pas lire.

Victor Hugo

Por Armando

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